dimanche 19 septembre 2010

un dimanche d'automne



 
Je suis resté dans le quartier, la terrasse du Poisson bleu était pleine, une nouvelle table ronde excentrée sur le trottoir offrait une vue stratégique sur la rue de Vitruve.
Peu de commentaires sur les spectacles de la veille, pourtant il y avait du monde le soir pour le Karaoké. Moi j'ai bien aimé les improvisations de théâtre de l'après midi.
Toujours pas de nouvelles positives pour le théâtre des quarts d'heures. C'est pourtant un local associatif, le bailleur doit mettre ce local à la disposition des habitants, que des travaux d'entretien soient nécessaire est normal, mais le gestionnaire doit limiter la gène des utilisateurs.
Cela me fait penser à l'église Saint germain rue de Charonne. Ce bâtiment est une propriété communale mais aussi nationale par son caractère historique. Il ne faut pas oublier que la communauté villageoise s'est construite autour de l'église, on peut le regretter ou s'en féliciter mais c'est ainsi. Donc cette église construite sur plusieurs siècle par des hommes qui ont forgé une identité dont nous sommes issus, et dont nous vivons, architecture, culture, philosophie, politique, structures sociales, ce témoignage est maintenu en état de comas.
Je ne voudrais pas enfoncer le clou, mais les travaux de surface ont masqué les forces de destruction. Nous nous sommes laissé emporter par nos élans esthétique et pratique, nous pouvons remonter jusqu'au travaux d'aménagement de la rue de bagnolet qui ont du profondément entamer les fondations du bâtiment fondateur de notre communauté villageoise.
A une époque où l'on parle d'un renouveau religieux, dans un quartier où les communautés religieuses sont fortement présentes lors des fêtes religieuses, la fermeture ostentatoire de l'église catholique, avec des barricades / étais aux fenêtres semble un signe. nous avons négliger nos fondations, les fondations s'écroulent, soit nous devons reconstruire en profondeur soit créer de nouvelles fondations.  réflexions du lundi

premier jet

premier jet

Projeter sa vie, ses émotions, depuis des années je défends le plaisir de vivre dans le quartier Saint Blaise dans le 20° arrondissement de Paris.
Je suis un habitant actif, participant aux évènements du quartier, fréquentant les commerçants, les jardins et les squares, les bistrots, les bons lieux, les habitants.
Depuis quelques temps j'entends des demandes plus larges, peut être suis-je plus disponible?
Les réflexions du style "oui, mais toi tu peux" reviennent trop souvent, des aigreurs apparaissent que l'on peut éviter.
Vendredi soir j'étais à la soirée à la fédération des travailleurs du bâtiment au 33 rue des Vignoles, une soirée ciné-club qui m'a permis de voir d'une façon approfondie un film "Billy Elliot" que j'avais loupé au cinéma, peut être en réaction à son succès commercial, et dont j'ai pu apprécié les effets grâce à une discussion, certes engagée, mais ouverte.
Samedi la journée était riche, rencontre au jardin sur le toit et dégustation de miel du quartier réunion, très différent de celui de la Ramus, mais il n'ont pas été récolté à la même saison. Puis théâtre de rue sur le Mail. J'ai assisté à une démonstration d'improvisation, Je n'ai pas eu le temps de discuter avec les comédiens, mais les techniques utilisées, ouverture des jeux, renvois, attention à l'autre permettaient la création de saynètes de quelques minutes qui exprimaient une fraicheur revigorante.
Je regrette de ne pas tout voir, il y a eu les echos râleur, il y a eu les jardins multicolore, ce week end c'est le Patrimoine,, la parking day, plein d'initiatives pour découvrir, mais il y a le marché, l'apéro, les amis, la sieste, la vie, et soi même avec nos galères.

J'ai bien aimé écrire ce petit texte, je reviendrai
A bientôt